Comment t'es venue l’idée de créer des oeuvres d’aluminium aux apparences trompeuses de papier? Pourquoi le papier? 

J’ai toujours dessiné. Pour moi, le médium du dessin est très important. J’ai donc toujours eu une relation particulière avec le support papier. Un jour, lorsque j’explorais le pli du papier, je me suis questionné sur sa matérialité, à savoir si j’arriverais à concevoir un martiaux identique, sans que ce soit du papier. J’ai finalement découvert l’aluminium.


Dans ta nouvelle exposition au Centre Culturel Yvonne L. Bombardier, à Valcourt, tu fais exploser le thème du papier avec des sculptures géantes, des dessins et bien sûr, les trompes-l'oeil en aluminium. Explique-nous comment tu abordes la conception d’une exposition de cette ampleur? 

Tout est une question de parcours et de rythme dans l’exposition. J’y présente trois projets distinct; une série de dessin où je reproduis au moindre détail mes pages de mes carnets de poésie. Il y a ici un rapprochement plus intime entre l’œuvre et le spectateur, passant par l’imaginaire de la poésie. Ensuite, les sculptures qui explorent le trompe l’oeil de papier nous invite plutôt à questionner le support et la matérialité du papier. Les sculptures géantes explorent quant à eux la démesure et le rapport d’échelle.

Depuis quand t’identifies-tu comme artiste? T’identifies-tu d’avantage à la sculpture ou le dessin? 

Depuis quand même plusieurs d’années, mais je l’assume peut-être au moment où j’ai terminé mes études universitaires en arts. J’ai maintenant une notion bien différente de l’art, que lorsque j’ai commencé il y a 15 ans. Même si ma pratique est d’avantage en relation avec la sculpture, et dernièrement avec l’installation, je vois ma pratique avant tout comme du dessin.


Pourquoi créer? 

C’est une nécessité, voilà tout !


Y-a-t-il une intervention numérique dans ton travail? 

Oui. Lorsque je réalise des dessins représentant du papier, je les dessine bien souvent à partir de mes photographies, que j’ai moi-même travaillé pour mes compositions picturales.


Ton cheminement artistique est rempli de différentes résidences artistiques allant d’Alma au Vermont! À quel point ces expériences sont importantes pour ton développement?

J’adore les résidences artistiques. Elles sont pour moi un élément important qui me permet de sortir de ma zone de confort et me pousse à développer de nouveaux concepts. Je vois un peu ces résidences comme un laboratoire d’idées, où il m’est peut-être plus facile d’y explorer de nouvelles techniques et d’effets visuels.

Quels artistes t’inspirent? 

Plusieurs grands artistes m’ont beaucoup inspiré dans ma pratique. Je pense ici aux concepts et aux travaux des artistes Lucio Fontana, Simons Hantaï et Robert Rauschenberg.


Quelles sont tes sources d’inspiration? 

Un peu de tout ; une image, une chanson, un moment vécu, etc. Tous contribue à me faire penser à une idée à travailler. Je revisite souvent mes anciens cahiers de croquis et de concept des années antérieures. C’est fascinant de ressortir un ancien dessin et de tenter de s’en inspirer pour en travailler autre chose.


En ton opinion, quel est le plus beau projet que tu as réalisé et pourquoi? 

L’installation intitulée Sortir du Cadre, qui représentent d’immense boules de papier froissées, déposés un peu partout au sol, est l’un de mes beaux projets que j’ai réalisé. Pour moi, une œuvre doit saisir, questionner et émerveiller à la fois. C’est ce que je crois que cette œuvre fait avec brio.


Décris-nous ton exposition de rêve. 

Définitivement une rétrospective de mon travail! Mais ça, c’est dans encore pas mal d’années.


Avec quels matériaux et supports aimerais-tu travailler dans l’avenir? 

Je travaille beaucoup avec l’aluminium et des matériaux rigide, peut-être l’utilisation de matériaux mou et/ou élastique seraient un support vraiment intéressant à travailler?

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